« Viens, déesse d'or qui te nourris de chants !
Car l'aliment de ton cœur, c'est la danse... » (*)

Les voyages merveilleux que fit Sarah au Maroc, en Egypte et à Tahiti durant son enfance éveillèrent en elle deux passions : l’amour de la danse et l’amour des voyages. Aujourd’hui, ces deux aspirations se confondent en une vocation unique à laquelle elle se consacre avec bonheur : les pieds sur terre, danser tout autour de la Terre !

D’un coup de canne magique, elle vous transporte dans une oasis de rêve, tourbillonnant comme les vents du désert.

D’une respiration profonde, et d’un geste aérien, elle vous entraîne dans la ronde de l’univers qui fait tourner les têtes, jusqu’à l’ivresse, jusqu’à l’extase.

D’un mouvement subtil de la paume de sa main, se confondant avec les vagues de l’océan et les sables des dunes, elle vous fait voir l’invisible.

Bien sûr, Sarah a une histoire, elle a reçu une formation. Mais ce qui la distingue de ses consœurs, c’est que, instinctivement fidèle à la tradition, elle s’est initiée à la danse orientale, se laissant emportée, nourrir, imprégnée par la danse qui est devenue en quelque sorte une composante essentielle de sa personnalité.

Une danseuse ne danse pas. Elle incarne la danse.

Après des débuts prometteurs dans la Compagnie des 1001 nuits, elle s’initie vraiment à la danse orientale dans le cours de danse de Mayodi, le roi de cette danse traditionnelle que le temps n’altère pas, comme tout ce qui est éternel.

Devenue membre du ballet El Noujoum, dont Mayodi est le maître et chorégraphe, Sarah participe à de nombreuses représentations dans des lieux prestigieux, durant lesquelles l’occasion lui est aussi offerte d’évoluer devant d’autres maîtres contemporains de la danse orientale.

Chemin faisant, elle crée sa propre compagnie, « La Compagnie Aziza » présente partout où la magie des chants et des danses l’appelle, promesse pour le futur ou le présent toujours recommencé, nouvelle légende de la danse qui s’écrit jour après jour.

Didier Colin - Ecrivain

(*) : Prière adressée à la déesse Hathor, « La Dorée », A. Barucq et F. Daumas, Hymnes et prières de l'Égypte ancienne, éditions le Cerf, 1980